Semis de couvert par drone : le retour d'expérience d'Olivier Cottin, céréalier des Yvelines.

Olivier cultive 150 hectares de grandes cultures (blé, colza, orge de printemps) dans les Yvelines (78). Il a testé pour la première fois cette année le semis de couvert végétal par drone avant moisson et nous a accordé de son temps pour partager son retour d'expérience.

Partager cet article

Un sursemis découvert sur Facebook

Comment Olivier a-t-il connu Oligo+ ?

« Je passe pas mal de temps sur Facebook à regarder les tracteurs, les moissonneuses-batteuses, les moissons à l'ancienne, tout ça.
Et je suis tombé sur Oligoplus à un moment donné. Je me suis dit 'tiens, ça a l'air pas mal ce truc-là.'

Ça faisait écho à quelque chose que j'avais déjà repéré :
du semis réalisé pendant la moisson, en observant des agriculteurs qui installaient un semoir directement derrière la coupe de leur moissonneuse-batteuse. Les graines tombaient au sol, le broyeur recouvrait le tout de paille.
Ça m'avait marqué parce que ça donnait de bons résultats, et j'ai pensé que le principe valait la peine d'être creusé.

Quand j'ai découvert que le drone reprenait cette logique, je me suis dit que c'était une excellente idée.
»

18 hectares semés en deux heures : le calcul économique

Pourquoi tester le drone plutôt que le semis classique ?

« Économiquement, ça se justifie. Beaucoup d'agriculteurs implantent leurs couverts après 1 ou 2 déchaumages suivi d'un semis classique. Ça consomme beaucoup de carburant.
Moi ma méthode c'était un déchaumage, un semis au Delimbe puis un passage de crosskill. Mais franchement,
ça marchait rarement.

Le drone est moins cher et plus rapide. Les 18 hectares ont été semés en deux heures.
Et puis on n'a pas à s'en soucier après la moisson. »

Drone DJI T50 utilisé pour le chantier

Un couvert pour retenir l'azote et respecter les dérogations

Quel est l'objectif recherché ?

« L'idée, c'est d'avoir des plantes vivantes en interculture pour travailler la matière organique, retenir l'azote et le restituer à la culture suivante. Ensuite, le sol devient plus facile à travailler.

Il y a aussi
une contrainte réglementaire à respecter. On bénéficie de dérogations, mais il faut remplir des justificatifs si le couvert ne prend pas. Avec cette méthode, la question ne se pose plus vraiment.

La formule tout compris, avec la semence incluse, est très appréciable.
»

Précision GPS RTK : un semis d'une régularité remarquable

Comment s'est passé le premier contact avec Oligo+, puis le chantier ?

« Au départ j'étais un peu perplexe car je ne connaissais pas Oligoplus. Mais aujourd'hui, je sais que vous êtes sérieux, donc aucun souci de ce côté-là.
On a choisit le mélange à implanter et on a fait la cartographie de mes parcelles.

Le jour du chantier, le pilote m'a appelé. On l'a rejoint sur place et on est resté avec lui pendant toute l'intervention pour voir comment ça se déroulait.

Ce qui m'a le plus impressionné,
c'est la précision du semis. Rien ne déborde, ni dans le champ voisin, ni sur le chemin. Grâce au guidage GPS RTK, c'est d'une régularité et d'une précision remarquables. »

Un pilote Oligo+ prépare le décollage - 18 hectares seront semés en deux heures.

Semis trois jours avant la moisson : le pari du timing

Le calendrier a-t-il été compliqué cette année ?

« On a eu de la chance : le semis a été réalisé trois jours avant la récolte, un mardi, pour une moisson le vendredi. Il est tombé 25 mm le jour de la récolte, puis 15 mm autour du 14 juillet. Ensuite, plus une goutte, avec des pointes à 40 degrés.

On a d'ailleurs été surpris par l'avancée des conditions climatiques : la moisson a été précipitée.
On avait planifié nos dates en amont, et au dernier moment, il a fallu réorganiser pour rester dans les temps. Résultat : le semis s'est fait plus proche de la moisson que prévu initialement.
»

Une belle couverture verte 15 jours après le semis

Et les résultats, alors ?

« La levée a mis un peu de temps à se manifester. Mais 15 jours plus tard, on voyait déjà entre les rangs de chaume une belle couverture verte qui se développait bien.

L'atout de ce système, c'est que
la paille recouvre uniformément la semence, avec une bonne répartition sur toute la parcelle. Même en période très sèche, elle conserve l'humidité bien mieux qu'un sol laissé nu.

Protégée sous la paille, la graine peut patienter le temps qu'il faut et lever dès la première pluie.


Dans mon secteur, personne n'a vraiment réussi ses couverts en système classique cette année. Ceux qui ont été semés par drone en revanche ont bien poussé !"
(voir l'image ci-dessous) »

Preuve terrain : le couvert végétal levé et développé, semé par drone quelques jours avant la moisson.

Un gain de confort dans l'organisation moisson

Qu'est-ce que ça change concrètement dans l'exploitation ?

« En pleine moisson, on n'a plus besoin de se dire 'il faut absolument déchaumer tôt derrière la machine pour préparer le couvert'. C'est un vrai gain de confort dans l'organisation du travail. »

Après le couvert, une orge de printemps

Quelle est la suite prévue sur cette parcelle ?

« Après ce couvert, on implantera une orge de printemps.

Les chasseurs vont être ravis quand ils verront ça ! Chaque année, ils me reprochent de ne jamais réussir mes couverts.
Cette fois, ils vont pouvoir en profiter pleinement !
»

Le conseil d'Olivier aux autres exploitants

Que diriez-vous à un agriculteur qui hésite à se lancer ?

« Je lui dirais de se lancer sans hésiter. Entre le sérieux de l'entreprise et les résultats obtenus, ça vaut le coup. »

L'équipe Oligo+ pilote le drone depuis le camion aménagé : chargement, décollage et supervision assurés sur place.

FAQ